Malgré la Révocation de l’Édit de Nantes (1685), les Clairacais restèrent fidèles à leur foi. Dans les années 1900, le village comptait quatre temples différents.
Construit en 1853, ce temple est le plus vaste du département, témoignant de l’importance de la communauté.
Sur l’actuelle place Aristide Briand (appelée alors place du Temple) se tenait le premier temple de Clairac construit au début du XVIe siècle.
Le 18 octobre 1685, jour même de la Révocation de l’Édit de Nantes, une décision fut prise : le temple serait démoli. Pendant les 122 années qui suivirent, Clairac resta – officiellement – sans lieu de culte protestant.
En 1807, un temple fut construit à l'angle de la rue Saffin et de la rue Anatole-Larrat (nommée à cette occasion rue du nouveau Temple).
En ce début du XIXe siècle, Clairac connaissait une grosse activité économique grâce en grande partie au commerce fluvial. Le bourg s’agrandissait vers le nord. Le cimetière d’alors, se trouvant enclavé, dut être transféré à son emplacement actuel libérant ainsi un vaste espace. Récemment décédé en 1815, Guy de Viçose avait légué à la commune une importante somme d’argent et c’est tout naturellement qu’on donna son nom à cette nouvelle place.
Mal construit, menaçant de s’écrouler, le temple de 1807 fut rapidement démoli...
Il fut remplacé en 1824 par un nouveau temple érigé place Viçose. Mais ce dernier dut être démoli à son tour et, en 1853, le temple actuel, conçu par l'architecte parisien Léon Jossier, vit le jour ; l'empereur Napoléon III participa à son financement, sur sa cassette personnelle dit-on. Dès lors, on peut mieux comprendre les tiraillements locaux entre monarchistes, impériaux et républicains, luthériens et calvinistes…
« Clairac et la Réforme ».