Peintures et photographies
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Le site pittoresque de Clairac, ses ruelles et ses maisons à pans de bois ont intéressé de longue date peintres et photographes. Amateurs ou professionnels, ils ont planté leur chevalet, posé leur trépied, ouvert leur carnet de croquis pour saisir une lumière, une ombre, la silhouette du clocher, les degrés de la rue Esclopière, ou la maison dite – à tort – de Montesquieu, longtemps appelée par les Clairacais « maison de Japhet », et qui fut un temps le musée de Clairac.

Pour découvrir certains de ces tableaux, on peut se référer au numéro spécial de La Mémoire du fleuve paru en 2012 qui était consacré aux peintres du tonneinquais.

Parmi les exemples anciens, l’artiste bordelais, Léo Drouyn qui, lors d’un séjour au château de Roquepiquet chez son ami Gervain en 1856, fit deux magnifiques vues de Clairac depuis Longueville (Léo Drouyn en Lot-et-Garonne, Éditions de l’Entre-deux-Mers, 2013). À l’aube du XXe siècle, Alexandre de Lalobbe arpenta les rues de Clairac et les routes environnantes pour en transcrire les couleurs dans des peintures à l’huile (La Mémoire du fleuve, N° 56, 2014). À la même époque, Charles Laffitte, ancien professeur à l’École des Beaux-arts de Bordeaux fit de nombreux séjours à Clairac vers 1900, dont il représenta de nombreuses places et rues. Parmi les peintres amateurs, citons Alida Rachel Sagrini, née Faragou, qui sut utiliser la douceur de l’aquarelle pour rendre les lumières de Clairac. Peintre en bâtiment, Henri Maurousel profitait de ses moments perdus pour peindre, repeindre pourrait-on dire, des vues généralement éditées en cartes postales qu’il reproduisait avec soin. Plus tard, ce sont aussi Fernand Castex, Roger Tramond ou son beau-frère Guy Morizet, dessinateurs de talent, qui croquèrent habilement façades, rues et clocher.

La sculpture également eut sa place à Clairac, avec Eugène Delpech, fils cadet d’un ancien maire de Clairac : il réalisa entre autres le monument aux morts de Clairac, en 1922, dont l’originalité fait toujours l’admiration des amateurs.

Nombreuses sont les photographies anciennes qui représentent Clairac et sa situation si originale, au creux d’une douce boucle du Lot. Souvent anonymes, elles révèlent un village parfois assoupi dans les couleurs sépia d’un siècle disparu, mais également la vie qui animait les rues lors des nombreuses fêtes populaires.

Prochainement, un certain nombre de ces peintures, aquarelles, dessins, gravures ou photographies de Clairac sera proposé ici aux adhérents de la Société des amis de Clairac.

L'octroi du pont de Clairac
Charles Laffitte, L'octroi du pont de Clairac. Aquarelle, 1918.