Jacques BUSCAILLE
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1763-1832

Le « premier né » à Clairac, est le Sieur Jacques BUSCAILLE, né le 20 octobre 1763 à Cambes, date à laquelle il a été baptisé par Jean-Pierre Gabriac, pasteur des Hautes Cévennes, suivant l'usage établi dans les Églises réformées de France. Il est le fils de Jean Buscaille, marchand, et de Marie Mendouze, mariés au désert, habitant Cambes (Clairac). C'est Jean-Pierre Peyrot, adjoint à la mairie de Clairac, officier de l'État-civil par délégation, qui certifie l'extrait de cette déclaration de naissance le 5 janvier 1817.
Son certificat d'individualité est établi le 7 janvier 1817 par Jean-Étienne de Saffin, chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur, maire de Clairac, en présence du vicomte Robert Labat de Vivens, membre du Conseil général du département de Lot-et-Garonne et d’Étienne Dubosc, premier suppléant du juge de paix du canton de Tonneins.
Engagé dans la compagnie franche de Clairac le 29 juillet 1792 (il a 28 ans), il est nommé adjoint à l'état-major général de l'armée d'Italie le 1er prairial an 2 (20 mai 1794), par le général de division Gaultier Kerveguen, chef d'État-major, conformément à l'arrêté du Comité de Salut public du 16 floréal an 2.
Il est nommé lieutenant à la 22e 1/2 brigade devenue 63e, le 7 fructidor an 3, puis capitaine le 8 pluviôse an 5 (27 janvier 1797). C'est le général Kléber qui le nomme chef de bataillon le 1er ventôse an 8 (20 février 1800), nomination confirmée par le gouvernement le 13 germinal an 10 (3 avril 1802). Il est placé à la suite du 9e régiment d'infanterie de ligne le 8 floréal an 10 (28 avril 1802). Du 29 juillet 1792 au 25 novembre 1806, il totalise 14 ans, 3 mois et 26 jours de service et 11 ans pour campagne de guerre.
Chef de bataillon au 9e Régiment d'infanterie de ligne, il fait l'objet le 25 novembre 1806 d'un mémoire de proposition pour la solde de retraite « pour infirmité non provenant de blessure » indiquant qu'il est affecté « de faiblesse considérable de la vue, principalement de nyctalopie, de dureté de l'ouïe qui dégénère périodiquement en surdité complète et d'une douloureuse difficulté dans le mouvement de l'extrémité supérieure droite, suite d'un coup de Biscaïen, qui a fortement contrits le moignon de l'épaule qui s'aggrave souvent par la complication des douleurs rhumatismales auxquelles il est habituellement sujet (…) qui le mettent hors d'état de continuer le service ».
Le Conseil d'administration du 9e régiment atteste que ces infirmités proviennent des « événements et des fatigues de la guerre et particulièrement des campagnes d'Égypte et de Syrie. » Il est présent au 9e régiment de ligne jusqu'au 21 octobre 1807.
Il est en retraite à Clairac et membre du Conseil municipal lorsqu'il est fait chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur pour prendre rang du 5 novembre 1804, son brevet étant signé à Paris le 26 septembre 1818. Il décède le 31 juillet 1832 à Clairac. Son frère, Pierre Buscaille, propriétaire à Cambes est son seul héritier.

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© Leonore. Archives nationales-ministère de la Culture
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