Marmailli
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Marguerite Sagrini (1876-1969), née Faragou

Si sa propriétaire n’avait pas écrit une longue légende au dos du dessin, il serait impossible de localiser cette vue d’un champ de pruniers en fleurs. Lisons plutôt : « Pruniers en fleurs dans l’ancien verger de la maison Noguès, actuellement à Mme de Nombel, puis Mme Parmentier sa fille. Au fond les vieilles maisons de Marmailli qui cachent le Lot et à l’horizon les coteaux dans la brume. »

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Aquarelle sur papier.
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Où est donc ce Marmailli dont le nom est aujourd’hui oublié ? entre la route de Villeneuve au nord, la route du pont à l’ouest, la rue Pujols au sud, et le chemin d’Orliac à l’est. Dans le contrat de mariage de Paul Daucinanges, marchand, et Isabelle Dubalut, relevé par le notaire Chaumel en mars 1743, figure dans la dot de cette dernière, outre la somme de 1000 livres, une chaudière à Marmailli, et une maison sur les bords du Lot à Maubourguet. Pourquoi une chaudière ? De nombreux tanneurs étaient établis à Marmailli et la chaudière faisait partie de leurs outils de travail.
Aujourd’hui tous les pruniers de Marmailli ont été arrachés, remplacés par des pavillons construits depuis les années 1950, faisant de ce quartier à l’écart du village un quartier résidentiel.
Heureusement, les champs de pruniers sont toujours là, du confluent jusqu’à Villeneuve-sur-Lot pour faire pousser cette belle prune d’ente, réputée dans le monde entier !

Les Faragou comptaient des chapeliers dans leur famille ; une profession répandue à Clairac ; à l’âge de 45 ans, Marguerite Faragou épousa Gabriel Sagrini (maire de Bourran de 1929 à 1933), fils de Charles Sagrini, professeur de piano, et de Marthe Larrat. Ce mariage tardif permet de dater ses œuvres, parfois signées Marguerite Faragou, ou MF, ou Marguerite Sagrini après son mariage à Bordeaux en 1920. M. et Mme Sagrini habitaient l’ancienne propriété de Poulard, à Saint-Brice. Certains anciens Clairacais se souviennent encore de Madame Sagrini qui venait à Clairac dans sa carriole tirée par un cheval… Dans les années 1960, sur les conseils de Claude Martin, elle donna aux Archives départementales d’Agen de nombreuses archives conservées à Poulard rassemblées par le Dr Larrat, ancien maire de Clairac. Ce « fonds Sagrini » est bien connu de tous ceux qui travaillent sur l’histoire de notre cité.
Marguerite Sagrini possédait un réel talent artistique et représenta de nombreux points de vue pittoresques de Clairac, souvent à l’aquarelle, conservées dans les familles clairacaises.

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Vue aérienne ; en haut à droite, Marmailli. Vers 1980.
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Pruniers en fleurs, entre Castelmoron et Clairac. Avril 2018.
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Pruniers en fleurs à Cambes. Mars 2019.
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Clairac, berceau du prunier. Le Pays tonneinquais, février 1987.
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