Rue Puzoque
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Marguerite Sagrini (1876-1969), née Faragou

Aujourd’hui encore, celui qui s’aventure en voiture rue Puzoque est obligé de faire demi-tour : en effet, peu après l’impasse du clocher, la rue « qui descend au puits » (c’est son étymologie) fait un coude et devient soudain très étroite avant de rejoindre la place de La Roque. Sur la droite un petit terrain vague domine la rive, même si les arbres sont désormais trop grands pour que l’on puisse voir Longueville.

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Aquarelle sur papier.
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Jusqu’à sa démolition ou son effondrement au milieu du XXe siècle, une maison très ancienne s’élevait sur la partie gauche du terrain. Au siècle précédent, elle avait été la propriété de la famille Lartigue, puis des Brienne. Avec sa partie basse et son mur latéral en pierre, deux étages à pans de bois en encorbellement, et un toit avancé pour protéger la façade du ruissellement des eaux de pluie, elle était typique des maisons clairacaises.

Les Faragou comptaient des chapeliers dans leur famille ; une profession répandue à Clairac ; à l’âge de 45 ans, Marguerite Faragou épousa Gabriel Sagrini (maire de Bourran de 1929 à 1933), fils de Charles Sagrini, professeur de piano, et de Marthe Larrat. Ils habitaient l’ancienne propriété de Poulard, à Saint-Brice. Certains anciens Clairacais se souviennent encore de Madame Sagrini qui venait à Clairac dans sa carriole tirée par un cheval… Dans les années 1960, sur les conseils de Claude Martin, elle donna aux Archives départementales d’Agen de nombreuses archives conservées à Poulard rassemblées par le Dr Larrat, ancien maire de Clairac. Ce « fonds Sagrini » est bien connu de tous ceux qui travaillent sur l’histoire de notre cité.

Marguerite Sagrini possédait un réel talent artistique et représenta de nombreux points de vue pittoresques de Clairac, souvent à l’aquarelle, conservées dans les familles clairacaises.

Nous connaissons d’autres représentations de ce quartier du vieux Clairac :

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un dessin d’Henriette de Bellecombe,
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une peinture d’un certain L. Roller,
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ainsi qu’une photographie de Jacques Delpech.
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Cette dernière permet de remarquer que la chaussée, comme souvent à Clairac, était pavée de galets du Lot, formant une calade probablement bien glissante les jours de pluie !