Rue Puzoque
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Roger Tramond (1904-1978)

À l’angle du passage du Couvent, en face de l’ancien hôtel de Maleprade, devenu presbytère catholique au XXe siècle, s’élève cette belle maison à pans de bois, minutieusement restaurée par Macon Williams vers 1970.

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Aquarelle sur papier, vers 1960/1970.
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Sur une base en pierre de Thabor, la maison s’élève sur deux niveaux de colombages, auquels s’ajoute un dernier niveau en soupente. Au premier étage, un ensemble de petites fenêtres s’inscrivent dans les pans de bois pour créer une vaste ouverture indispensable pour donner de la lumière car cette façade est au nord. Sa façade latérale est longée par le passage qui conduit à la porte latérale de l’église paroissiale. On peut supposer qu’à la destruction d’une partie des bâtiments abbatiaux lors de la Guerre de Cent Ans ou des Guerres de religion, cette parcelle faisait partie de l’emprise de l’abbaye, en plein cœur du village.
Américain originaire de l’Ohio, architecte de formation engagé dans l’armée à l’occasion de la Seconde Guerre Mondiale, le colonel Macon Gray Williams (Warsaw, Alaska 1901-Clairac 1996) était venu s’installer à Clairac au début des années 1960 avec son épouse française, Suzanne Voisin (décédée en 2012), rencontrée lorsqu’elle était infirmière sur la base aérienne de Châteauroux où il était colonel. Auparavant, membre de l’US Air Force, il avait fait partie des forces alliées à Wiesbaden. Parmi ses nombreux passe-temps, il se livrait aussi à l’art de la céramique et du dessin ; tous ceux qui passaient devant sa maison en descendant à la plage pouvaient jeter un œil à travers la verrière de son atelier. PPassionné par l'architecture vernaculaire de Clairac, il se consacra à la restauration de la maison qu'il avait achetée rue Puzoque ; pendant plusieurs années, on le vit sur son échafaudage, instruments à la main, faire tomber les anciens crépis et regarnir les colombages de brique.

Comme son grand-père Alexandre de Lalobbe, Roger Tramond (1904-1978) était à la fois officier (armée de l’air) et peintre. Lorsqu’il prit sa retraite dans sa propriété du Sinange, il trouva le temps de se livrer à nouveau à ce passe-temps comme le montre cette délicate aquarelle. Il s’engagea également dans diverses œuvres et associations locales, dont la fameuse Semaine musicale de Clairac dont il fut l’un des initiateurs aux côtés de la famille Roubet.

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Photographie Jacques Delpech, début du XXe siècle.
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Henriette de Bellecombe, 1898.
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Détail de la façade, C. Morizet, 2019.
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