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Maison Sageran
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Alexandre de Lalobbe (1848-1919)

Située place de l’Église, cette maison était la propriété de la famille Sageran de Birac (l’une des nombreuses branches des Sageran) comme le rappelle le cadastre de 1821.

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Huile sur toile.
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À l’époque où elle fut représentée sa façade est animée par les grands volets rouges et la treille ; on retrouve ces derniers sur le petit dessin (naïf !) daté de 1907 ; à l’arrière-plan de ce dernier, une arcade de la halle. Entre les deux, la belle maison à pans de bois qui abrita plusieurs années la galerie Feille. Sur la place, la croix de mission qui fut déplacée dans les années 1970 au profit d’une croix en pierre. Quand la maison fut réhabilitée, à la fin du XXe siècle, les restaurateurs choisirent de crépir la façade entre les colombages, comme c’était le cas autrefois.
Comme le montre la photo ci-dessous, prise en septembre 1944 où l'on voit le Capitaine de vaisseau Lacaille-Desse commandant de l’École Navale accompagné de Pierre Pons du groupe de résistants Sultan se diriger vers l’abbaye, cette maison vit se dérouler sous ses fenêtres nombre de grands événements, clairacais ou nationaux.

C’est par son mariage que le champenois Alexandre Canelle de Lalobbe (1848-1919) est arrivé à Clairac, où il acheta en 1909 la propriété du Sinange. Ancien officier, il avait quitté l’armée à la suite de ses blessures lors de la fameuse bataille de Woerth en 1870. Jeune, il avait suivi les cours du peintre Cals, époux de l’une de ses cousines. À partir de 1881, il exposa régulièrement au Salon des artistes français, à Paris. Peintre de la nature, il se déplaçait avec son chevalet mais travaillait aussi à partir des nombreuses photographies qu’il faisait. À Clairac, il trouva une lumière qu’il avait sans doute cherché toute sa vie, dans la lignée du travail des impressionnistes deux décennies plus tôt : au fil de ses tableaux, il joue avec le ciel étincelant de la vallée du Lot, les rouges des tuiles et des volets, les verts des treilles mais aussi des cyprès, les teintes pastel des roses trémières qui étaient l’un de ses motifs favoris. À la veille de sa mort, en janvier 1919, il peignait encore les effets de la lumière sur la neige au Sinange.

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Photo Martin septembre 1944.
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La maison Sageran et la rue de l’Église. Carte postale AS.
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Maison Sageran, 2019.
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La rue de l’Église, 1907. Aquarelle anonyme.
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